Moira – portrait sous lumière bleue

Le dernier billet de blog remonte déjà à août dernier… Dire que j’étais persuadé qu’il ne s’était écoulé qu’un mois… Voilà qui craint du boudin ! Inutile de vous dire que je vais publier des billets plus fréquemment, vous ne me croirez pas ! Ahaha !!

 

Mais que s’est-il passé depuis ? Je reviens d’un mois en résidence d’auteurs sur l’île de Skye, en Ecosse. Si vous me suivez régulièrement, vous avez pu constater mon amour pour ce pays. Il y a bien longtemps, j’écrivais un article intitulé « Apatride(s) » où je disais que je ne me sentais d’aucun pays : étranger chez soi, étranger ailleurs. A l’époque de cet article, je pensais avoir trouvé refuge au Japon. Quelle déception ! Je sais que de nombreux français se sont amourachés de ce pays, je les comprends, c’est un pays tellement attirant. Moi, il m’a broyé. Je traine encore des séquelles, je doute qu’elles disparaissent avant un moment. Le monde est cruel avec les naïfs.

Il y a deux ans, je découvrais l’Ecosse et je n’en suis toujours pas revenu. Mais cette fois-ci, pas de hâte, je vais continuer d’y aller régulièrement pour être sûr de mon choix, pour éviter le fantasme et donc la déception. Serais-je devenu adulte ? (Non, pas du tout ! Mais plus responsable peut être !)

Entre temps, j’y puise de l’inspiration : vous l’avez lue dans Les Destructeurs. Shauna en est la protectrice. Cette année, je poursuis mon exploration de l’Ecosse avec le School House Project (le nom est très provisoire) dont l’héroïne est Moira. Etrangement, c’est un récit sage, calme, loin de la violence de mon précédent ouvrage. Celui-ci est centré sur l’envie de vivre, sur le plaisir de respirer et d’exister.

 

Voici un portrait de Moira ! Ce n’est pas le premier mais j’affine l’ambiance autour de sa personne. Qu’en pensez vous ?

 

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9 Responses to “Moira – portrait sous lumière bleue”

  1. Hana~Rebecca

    Très joli portrait, comme tu dis on sent de l’apaisement, dans son nom et dans ses traits. Cela va peut-être de pair avec ton engagement plus serein dans ta découverte de l’Écosse. J’ai hâte de découvrir la suite !

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    • François Amoretti

      Il me semble que je quitte l’adolescence sans arriver à devenir adulte, c’est étrange. Mais sérénité, c’est effectivement le terme qu’il me fallait !

      PS : Camille me dit de te dire que s’il y a plein de fautes dans mon billet, c’est qu’elle n’a encore pu le relire. 😉

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  2. Marianne

    Il est terriblement douloureux d’abandonner ses illusions et de ce confronté à la réalité. Comprendre qu’on va mourir, qu’on ne peut pas tout faire, le monde est injuste par essence. Inégal. Cruel. Le monde n’a ni morale ni valeur. Quand à la nature sauvage, elle est, tout simplement, par essence, mortelle, destructrice, éphémère.

    Pourtant, le monde est aussi une source merveilleuse et infini d’étonnamment, pour peu qu’en place du cynisme on cultive l’enthousiasme. Autant lâcher prise puisqu’on ne maitrise rien. Ni notre naissance, ni notre mort, on n’a même pas choisi notre nom.
    Autant profiter, aimer, encore aimer.

    Les destructeurs est une œuvre forte, tu as purgé ta rage, tes déceptions. Tu avances dans la vie, d’un pas plus sûr et plus léger. J’ai hâte de voir où te même ce chemin 🙂
    C’est ça qui est formidable quand on apprend à lâcher. On n’attend rien, mais on accueille avec une innocence retrouvée, la lucidité fait place à la naïveté et on apprends à déceler le beau et l’amour, même quand ils sont bien planqué.

    Je te souhaite beaucoup de bonheur pour ce prochain projet ! Je suis impatiente et curieuse de le découvrir, et je sais qu’il viendra à point pour de nouveau, nourrir mes réflexions, mes interrogations et m’émerveiller.

    Des bises sensibles

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    • François Amoretti

      Merci ma très chère Marianne pour tes mots si touchants !!

      Elle est difficile cette existence, on la passe à se chercher et à chercher l’endroit qui nous convient le mieux. Dire que nous, en France, nous avons de la chance, on ne souffre pas vraiment.
      Comme tu le dis, il faut apprendre à lâcher prise.

      J’espère de tout coeur que ce nouveau projet te plaira !!

      Des bises aussi, plein !

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  3. Camille

    Coucou !
    Dès que j’ai posé le pied pour la première fois au Royaume-Uni, tant en Angleterre mais aussi en Ecosse, un lien unique s’est formé entre ces terres et moi. Les paysages écossais donnent des frissons mais aussi calme et sérénité. Je comprends comment vos séjours parmi ces paysages ait pu vous bouleverser et vous rendre amoureux du pays.
    Ce portrait est juste splendide, les traits, l’ambiance, les sentiments qui en émanent sont magnifiques. Bravo !

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    • François Amoretti

      Il y a quelque chose de mystique dans ces landes et ces Bens, ces Lochs et ces Glens… en rajoutant l’Histoire forte et ce sentiment de rebellion permanente… Tout autant de sortilèges auxquels je me sens agréablement perméable. Je vous comprends aussi !!!
      Merci pour les compliments sur le portrait ! J’espère que ce projet verra le jour !

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  4. Camille

    Bonjour François,

    Je suis une fidèle lectrice qui suit vos travaux depuis très longtemps. J’aime beaucoup les couleurs sur ce dessin de Moira. C’est assez personnel comme question, donc je comprends que vous ne vouliez pas répondre, mais qu’est-ce qui vous a déplu au Japon ? Vous pouvez répondre vaguement. J’y ai vécu un an l’année dernière, c’est encore une expérience récente, et je suis contente d’avoir fait un an pour voir tout plein d’aspects de ce pays. Il y a des choses qui me plaisent et d’autres non, mais je ne me vois pas m’y installer à nouveau sur le long terme, enfin, je pense… J’aurais aimé en savoir un poil plus sur votre point de vue, mais je comprendrais si c’est trop douloureux ou indiscret pour vous… Bonne continuation dans vos projets !
    Camille

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    • François Amoretti

      Bonjour Camille !
      Je suis parti vivre au Japon en 1999 et j’y fus heureux plusieurs années. Le Japon a une culture et une histoire si riches, c’est un endroit inspirant et même enivrant. Lors de mes dernières années, les gens avec qui j’y travaillais ne m’ont pas respecté : la langue japonaise permet d’humilier quelqu’un sans même monter le ton. J’ai travaillé comme un dingue pour ces gens (certains étaient des amis), j’ai donné mes jours, nuits, week-ends, j’ai investi en eux et pour certains j’ai même engagé beaucoup d’argent mettant même ma famille en danger. En remerciement, j’ai eu droit à des insultes. Par exemple, j’ai travaillé 3 semaines pour la NHK avec un reportage de 10 jours à Paris et Blois. Pendant ces 10 jours, j’ai payé tous les taxis du chef de projet (qui me parlait avec la pire des condescendances, j’étais une merde à ses yeux, il utilisait même des expressions suprémacistes), parfois je payais le restaurant de l’équipe japonaise, ils me disaient de faire des fiches de frais qui me seraient remboursées après. Je les ramenais à leur hôtel et j’y allais les chercher : j’étais sur le pied de guerre de 6h (dans le hall de l’hôtel) à 3h du matin. NHK ne m’a pas payé ce travail, ne m’a pas remboursé mes frais (3000€ en 10 jours) et a prétendu m’avoir payé. Le responsable financier de la chaine a tenu des propos racistes car nous les étrangers on cherche toujours à soutirer de l’argent aux pauvres japonais si naïfs. Je me suis battu un an et demi, fournissant mes relevés bancaires sur deux ans pour prouver que je n’avais jamais rien reçu de leur part. Au final, ils m’ont payé 10% de ce qu’ils me devaient en me menaçant de représailles. Je n’en pouvais plus, j’ai laissé tomber. Dans la même période, j’avais deux autres affaires similaires avec d’autres japonais. Je passe sur les promesses jamais tenues de ceux qui me faisaient travailler sans salaires. Finalement, tout est de ma faute : pourquoi avoir fait confiance, pourquoi avoir donné autant ? Le naïf c’est moi, j’avais idéalisé les japonais alors qu’ils sont aussi malhonnêtes que le reste de l’espèce humaine.
      Je ne travaillerai plus jamais avec ces gens. S’ils ont besoin de moi, ils payeront d’avance et nous aurons le moins de contact possible. Et des contrats signés !!
      Mais le Japon me manque pourtant…

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      • Camille

        Bonjour François,

        Je suis désolée de répondre aussi tard…
        Je suis navrée que vous ayez eu d’aussi mauvaises expériences… Il y a des personnes méchantes partout, et lorsqu’on est différent (dans ce cas, étranger au Japon), on a encore plus de probabilité d’être la cible de personnes comme cela, n’est-ce pas ?
        Enfin, j’espère que ça va mieux maintenant…

        Je vous souhaite une bonne journée,
        Camille

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