Violette n’est pas un personnage objectifiée, rare en bande dessinée

Les remarques de mon amie Célia sur Burlesque Girrrl (et ça m’a fait plaisir de voir que je me suis fait comprendre!):

« Oh, j’ai remarqué un truc intéressant dans burlesque girl (qui confirme le fait que ta bd est pas en mode « narration patriarchale » mais plus « je raconte une histoire sur des belles choses »).

 
c’est que du début à la fin (à part dans les passages d’effeuillage) ta bd ne sexualise pas Violette. elle est sexy, parce que c’est dans sa « nature » on pourrait dire mais c’est pas une vision « masculine » (comme on l’entend dans les medias). Elle est sexy, elle a de bonnes miches et de gros seins, mais les plans de vue sur elle sont respectueux!

 

Elle est pas objectifiée du tout!

 
A aucun moment dans ta bd elle ne prend la place d’un bel objet, mais toujours d’une personne en action (généralement dans les bd et les films, on ne voit cette façon de regarder que sur les hommes).

 
Alors sur ça je dis bravo! parce que c’est pas quelque chose de facile de se défaire de tout l’apprentissage machiste des codes de la bande dessinée, et tu y parviens bien!

 
Même en ayant un regard très respectueux c’est pas facile avec tous les codes qu’on nous impose dans les pubs, les bds, tous les medias! On est matraqués par des plans de fesses, de seins, de lèvres, de corps hypersexualisés mais seulement en tant que corps, pas en tant qu’êtres humains! Ce qui est intéressant dans ses bds, c’est qu’il présente son héroine comme on présenterais un héros: dans son entièreté, il est pas attirant parce qu’il a des seins, ou des fesses (je parle des gros plans constants qui objectifient le corps là) son corps n’est pas sexy, ELLE est sexy! C’est trèèès difficile d’arriver à spontanément créer des plans de vue qui n’objectifient pas les femmes quand on ne peux connaître -presque- que ça! « 

Merci Célia!!

 

Lux Aeterna

2 Responses to “Violette n’est pas un personnage objectifiée, rare en bande dessinée”

  1. elihah

    Essai 2:
    Elle est sexy selon les codes mainstream en vigueur, càd la sexualité mâle blanche hétéro.
    Qu’elle soit sujet (la duplicité du mot selon qu’il est adjectif ou substantif, est intéressante) de ses actions n’enlève rien à ce constat qu’elle fait exactement partie de ce qu’on lui demande d’être.
    Par ailleurs, elle se conforme à ce que la construction des genres lui demande: utiliser son corps dans une optique maistream aussi (je re dis?allez non), donc qqe soit le scénar dans lequel est est embarquée, tant qu’elle use de son corps de cette façon, elle est objectifiée quand même.
    Après quoi, j’admets que le male gaze est moins prégnant que dans d’autres cas, donc on peut penser que la narration est moins sexiste (patriarcale/viriarcale) qu’ailleurs, mais désolée, je m’inscris en faux sur la possibilité d’une femme ‘libérée’ des codes: elle est un code en elle-même et s’en sert, son corps et son activité étant ce qu’ils sont.
    A noter que je ne porte pas de jugement sur le fait d’utiliser le code en vigueur for a living, ou pour se sentir exister comme une individue, chacun·e fait selon la conscience qu’ille a de ses capacités de choix, y compris dans l’intégration ou retournement du stigmate.
    Sans doute François souhaite t-il montrer qq’un prend en main ses faiblesses pour en faire des forces en fonction de son histoire singulière et de ce que le social propose à ce moment là à cette personne là.
    Mais.
    Et j’arrête là après ce ‘mais’.
    🙂

  2. elihah

    Et donc, comme promis je précise: François n’objectifie pas Violette.
    Mais Violette est struturellement un standard du système.